Lundi 2 mars 2009 à 17:18

 

J'admire les funambules
Qui tiennent en équilibre sur un fil
Mais je ne suis qu'une noctambule qui déambule dans la ville.
Toute la fumée illicite que j'annihile
Eclate au cerveau comme des bulles.

C'est avec un jeu subtil
Que je cache mes rêves de dentelle et de tulle.

J'admire les funambules
Dont la vie ne tient qu'à un fil,
Et je crache sur moi-même incrédule
Par ma vie inutile.

Mes ambitions s'effilent,
Des hectares de miettes d'espoirs:
Les vieux fossiles
Qui enterrent mon départ.

Oui chaque matin je décède
Et me sculpte devant le miroir.
C'est une coquille vide et laide
Que j'offre à tous les regards. 

Terne, cernée, maigre corps usé. 
Elena a bien changé. 
Les vers chaque jour viennent dévorer
Mon cerveau déjà cramé. 
Je sors en boîte toute explosée,
Cela fait du bien de danser. 
De mon âme je suis libérée,
Sur le trottoir je l'ai oubliée. 

Elle est enfermée dans une boîte d'opaline
D'où émanent les effluves d'un parfum de chine. 
Avec elle la rose et les épines,
L'école, la famille, les extrémistes et Staline,
Les amis, les connards, la javel, l'écoline,
Le danger les affamés la joie de vivre et ta belle pine.

J’ai passé toute ma vie oppressée par ses mots
Constamment matérialisés en plaies et maux.
Ni sexe, ni art, je suis juste comme il faut.
Plus je pleure, plus je crie, plus j’ai chaud.

Si je saigne par la bouche pour t’avoir trop sucé
C’est que déjà pieds nus je coure vers l’été


Les yeux brillants et joues roses je m’en vais
Quatre heures du mat, le réverbère éclaire mes cheveux défaits.
Ma bouche indécente à l’aube me plaît.
Rues obscures de Tokyo et belles plages de galets.

Du pire au mieux,
Je retourne à mes rêves
Mes plus beaux adieux…
C’est ça où je crève.


Du pire au mieux je suis dans un sombre paysage
Du pire au mieux dans les eaux troubles je nage
Du pire au mieux je marche sur un fil
Du pire au mieux je me sens si fragile.
Du pire au mieux je serai l’aigle royal
Du pire au mieux je monte le pied d’éstal
Du pire au mieux mon sourire est mon poing
Du pire au mieux tout me semble aérien.

 

 

Kirjava

Publié par kirjava

Samedi 13 décembre 2008 à 14:33

 Je décortique toutes les passions

Dans un bel et grand carnet blond
J’entasse toute la paperasse

Je me dépasse à force de liasse.

 


J’écris en vain j’écris en verre
Je crise en bière, je suis écrivain.
Fantasmes sublimes, magnificences
Arômes platoniques et autres essences


Mon cœur phallique explosera

Sous les grands cris, et mon fatras
Tous disposés sur les grandes lignes,
Les lettres bleues et les grands signes.


Publié par kirjava

Dimanche 2 décembre 2007 à 17:50

CXXIII.
La Mort des Artistes.

Combien faut-il de fois secouer mes grelots

    Et baiser ton front bas, morne caricature ?
    Pour piquer dans le but, de mystique nature,
    Combien, ô mon carquois, perdre de javelots ?
   
    Nous userons notre âme en de subtils complots,
    Et nous démolirons mainte lourde armature,
    Avant de contempler la grande Créature
    Dont l'infernal désir nous remplit de sanglots !
   
    Il en est qui jamais n'ont connu leur Idole,
    Et ces sculpteurs damnés et marqués d'un affront,
    Qui vont se martelant la poitrine et le front,
   
    N'ont qu'un espoir, étrange et sombre Capitole !
    C'est que la Mort, planant comme un soleil nouveau,
    Fera s'épanouir les fleurs de leur cerveau !

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal.



Publié par kirjava

Dimanche 23 septembre 2007 à 16:09


La Chatte I
Croisée dans l'infini des étoiles,
Semi perse, semi chartreuse,
Je frotte mon front contre ton cou.
Mes yeux félins te rendent saoul.
De tes tendresses tu creuses
Un puit immense, tu tisses ta toile.

Où?

Sur un océan de larmes, de désarroi.
Ta main réchauffe mon doux pelage.
Mais dis-moi as-tu déjà
Vu le coeur d'un chat?
Enlacé dans ton tissage,
Ficelé, gros, coulant et froid?

Oui? C'est parce que tu ne m'aimes pas.


La Chatte II
J'aime mon maître, je m'y soumet;
Sur son corps je ronronne
Je fais tout ce qu'il m'ordonne
Et jamais il ne me déplait.

Et pourtant mon âme est vide
Prisonnière de ses désirs, ses plaisirs,
Mon coeur séquestré dans un coffret de saphir
Je garde dans la bouche un goût acide.

Oui car jamais je ne retrouverai ma liberté, je crois.

Les chattes qui vagabondent, monsieur, ça se fait prendre comme du poisson. Ironique non?

(Dernière expression tirée du Comte de la Rose Noire)

Kirjava.
6th Septembre 2007.
(La qualité est plutôt médiocre..... )


Publié par kirjava

Mercredi 5 septembre 2007 à 14:00

Un peu d'absinthe ma chérie, ma poupée d'amour
Laisse couler à flot en ta profonde gorge
Celle où se noient mon âme et nos plus beaux baisers
Complait toi au ciel, doux il est comme le velours
Tissu bleu marine et scintillant tels les astres
Laisse rafraîchir par ce liquide ta gorge
Laisse toi fuir et vivre sous mes lents baisers

Un peu d'absinthe ma poupée, mon ange d'amour
Vois comme le monde est si doux à nos iris
Vois comme le soleil s'ouvre à nous, pauvres amants
Pèse ton cœur, n'est-il pas, mon ange, moins lourd
Depuis que nos corps enlacés pareils aux astres
Et que nos âmes entrelacées comme les lys
Sont réunis pour un éphémère moment ?

Et je prie encore pour que l'on me ramène ce souvenir


Texte et photo'z : Kirjava

Publié par kirjava

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | Page suivante >>

Créer un podcast