Mardi 8 septembre 2009 à 22:03

Un peu seule, comme ça. 

Besoin d'écrire à tout prix. A tout prendre.

A etre tout, à n'être rien, à ce que je me pend dans les vents qui s'épilent les sourcils. 

Anorexie d'une belle, je pleure de plus belle. 

Pourquoi?

Départ d'une belle, mais je sais pourquoi.

 

Où suis-je dans tout ça?

Publié par kirjava

Lundi 8 juin 2009 à 12:52

Sans prétentions je dépeins la vie sur du carton à l'acrylique. 

Sur mon front, le soleil tape et mon étalon à la trique. 

Tu m'embrasses dans le cou, intimité aquarellée qui s'écoule sur le sol. 

Je sais que tu es un peu soûl, et dans notre mêlée je me démèle de toi. Folle. 

De toi.

 

 

Un aérosol qui fonctionne sur ma gueule si je te vois, le masque à oxygène m'asphyxie. 

Je décolle sur place, tu es seul si tu me vois car si loin, trop loin, je suis partie. 

En ébullition de toi tu t'épenches sur ma peau, les peintures sèchent et craquent.

Une fusée a détonné dans l'espace, les peintures sèches de nos corps craquent. 

Explosion, et fusion. 

Je suis mitraillée de sensations. 

Les balles que tu tires et qui se plantent sous ma chair à vif

Déclenchent une haine indécente que tu kiffes. 

 

 

Publié par kirjava

Lundi 6 avril 2009 à 22:24

Des abysses tu prends le large

Tu regardes ta cage

Tu regardes à la fin

Tu n'y vois jamais rien

 

Le cimetière et trop de morts

Tu les as vu dehors

Choir dans une rue sale

Tu regardes, dis tu as mal? 

 

Mon coeur attends sur le trottoir

Le trottoir des menaces

Je nage dans l'espace

L'espace de mon mouroir. 

 

Assis par terre

Tu regardes la vie

Assis à terre

Tu regardes l'ennui

 

Un peu de maquillage

Pour masquer le naufrage

J'ai dessiné le visage

J'ai décédé le visage

 

Ma tombe fleurit toujours

Les meurtres ne sont jamais sourds

La violence du quartier

Elle vibre sous mes pieds

 

Alors tu t'en vas

Tu regardes devant toi

Et mon âme part en couille

Je me tire une dernière douille. 

Le soir... 

 

Assis par terre

Tu aimes regarder

Assis à terre

Tu sais je t'ai aimé

Assis par terre

Tu vois demain. 

Tu vois demain. 

Publié par kirjava

Mardi 24 mars 2009 à 16:21

Il peut bien être beau, et se prétendre artiste
Dans l’alcool se noyer, envers le monde être autiste.
Il peut pleurer, être sensible, sur une peau blanche être l’éclipse,
Il peut encore pleurer, tourner en rond sur l’ellipse.
Je prendrai bien sa place, je prendrai bien sa face, j’échangerai bien son corps contre le mien.
Je prendrai bien la glace, l’éclater sur les traces d’amour qui n’a jamais eu lieu.

Echanger toutes les vies, les monnaies anéanties
Dans le gouffre fiscal, dans le gouffre anal
Tu peux pleurer ta mère, tu peux chanter tes sœurs,
Moi pour oublier les gars comme toi
Je partirai sur le chemin.
Le chemin de terre qui mène à la mer,
La poésie de l’eau qui explose sur les rochers
Car tu sais moi aussi dans l’alcool je peux me noyer


Une bière à jeun me tourne à la tête
Je ne suis qu’une femme.
Je ne suis qu’une fille
Je ne suis qu’une femme.
Je ne suis qu’une fille.

Me parle pas d’aimer, que ma grâce est sacrée
Je suis l’objet de tes pensées.
Ta colère n’est pas mienne, mais dans ta gueule est mon poing
Une bagarre de vandales, la fillette montre ses seins

Toutes des putes, tous des cons
Le discours n’est pas long
Mais avec de la tune j’achèterai des couilles et un nouveau pantalon
Vas-y chante Don Juan, ton corps glabre, de méthane,
Pollue mon cœur.
Tu peux me shooter, me laisser dans le caniveau
Ta bite tu la gardes dans ton froc
Car une fille n’est pas le réceptacle de ta crasse, ta connerie.

 Une bière à jeun me tourne la tête
Je ne suis qu’une femme
Juste une fille

 J’ai bien détaillé le visage que tu as et ceux des autres
Le talent dont t’es fourgué…toi et les autres.
Je me suis détestée de ne pas être comme vous
Des belles filles à vos bras auxquels je voulais être pendue.

Continue à faire le beau, à être hautain,
Reste bien dans ton trip personnel.
Je ne t’importunerai jamais
Je suis trop frêle.
Je ne t’aime pas
Je veux juste être toi.


Publié par kirjava

Lundi 2 mars 2009 à 17:33

Si ma peau se ternit de recevoir comme une frappe les coups de claques et claquements de langue qui se percutent comme les vipères et les putes mais ces créatures restent belles, et pures, et innocentes, c'est que je les vois simplement se salir avec le rire immature de l'adolescence. 

C'est pourquoi ce besoin d'être solitaire est si fort, pour ne plus voir ces visages, ne plus voir ces images d'images d'images d'une seule image. Des copies trop conformes et recherchées. C'est incroyable tant de profondeurs dans cette superficialité ambiante, ils gagnent tous les jours à se construire.

Devant le miroir, elles s'habillent de leur personnage un coup de talon, coup de rimel, coup de sourire. Filles de charme, cheveux au vent elles accrochent à l'homme leur coeur lentement. 

Gentiment mais sûrement, elles laissent place à ce bout de face et il lui répond avec distance. En silence, il pense à ces femmes de chair ou d'os. Tant qu'elles sont bonnes, tant qu'elles sont belles, les étincelles de leur désir allument le corps. Ils sont déguisés en gentleman, beauté qui se tann, pour les demoiselles ils s'embrasses mais c'est pour vivre leur propre plaisir. Ils sont basés sur eux-même et viennent rechercher en leur tripes leur violence. Cette haine qui coule comme un fleuve se métamorphose dans leur manière de faire. 

En découle tous les pleurs du monde qui se teignent dans les yeux. Tu sais ce bleu de la mélancolie, l'amertume qui se traduit parfois dans ce que l'on fume. Ici, tout le monde s'égale et les champs de tabacs finissent entre les lèvres. Une vie pour égager de ses erreurs la force de briser les leurs. 

Mais les mensonges subsistent et mon âme craquèle et chancelle, elle porte le poids de regarder droit devant et de s'abreuver de l'invisible chez les gens;

Ceux-ci m'ont pourtant déçu, effet de groupe ils se hissent si haut et dessus leur grande tour ils règnent comme des miséreux, ce sont les rois de pacotille, couronne de perce-neiges. C'est sur un siège à bascule qu'ils se renversent, qu'ils se transpercent avec leur langue de poison qui lèche tous les coeurs et blessent. Alors voilà pourquoi ma peau se tend et devient grise comme la mort, les jeunes minois me gavent, ils sont hautains mais leurs rires sont vains..

 

Kirjava

Publié par kirjava

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