Lundi 2 mars 2009 à 17:33
Si ma peau se ternit de recevoir comme une frappe les coups de claques et claquements de langue qui se percutent comme les vipères et les putes mais ces créatures restent belles, et pures, et innocentes, c'est que je les vois simplement se salir avec le rire immature de l'adolescence.
C'est pourquoi ce besoin d'être solitaire est si fort, pour ne plus voir ces visages, ne plus voir ces images d'images d'images d'une seule image. Des copies trop conformes et recherchées. C'est incroyable tant de profondeurs dans cette superficialité ambiante, ils gagnent tous les jours à se construire.
Devant le miroir, elles s'habillent de leur personnage un coup de talon, coup de rimel, coup de sourire. Filles de charme, cheveux au vent elles accrochent à l'homme leur coeur lentement.
Gentiment mais sûrement, elles laissent place à ce bout de face et il lui répond avec distance. En silence, il pense à ces femmes de chair ou d'os. Tant qu'elles sont bonnes, tant qu'elles sont belles, les étincelles de leur désir allument le corps. Ils sont déguisés en gentleman, beauté qui se tann, pour les demoiselles ils s'embrasses mais c'est pour vivre leur propre plaisir. Ils sont basés sur eux-même et viennent rechercher en leur tripes leur violence. Cette haine qui coule comme un fleuve se métamorphose dans leur manière de faire.
En découle tous les pleurs du monde qui se teignent dans les yeux. Tu sais ce bleu de la mélancolie, l'amertume qui se traduit parfois dans ce que l'on fume. Ici, tout le monde s'égale et les champs de tabacs finissent entre les lèvres. Une vie pour égager de ses erreurs la force de briser les leurs.
Mais les mensonges subsistent et mon âme craquèle et chancelle, elle porte le poids de regarder droit devant et de s'abreuver de l'invisible chez les gens;
Ceux-ci m'ont pourtant déçu, effet de groupe ils se hissent si haut et dessus leur grande tour ils règnent comme des miséreux, ce sont les rois de pacotille, couronne de perce-neiges. C'est sur un siège à bascule qu'ils se renversent, qu'ils se transpercent avec leur langue de poison qui lèche tous les coeurs et blessent. Alors voilà pourquoi ma peau se tend et devient grise comme la mort, les jeunes minois me gavent, ils sont hautains mais leurs rires sont vains..
Kirjava